- juillet 2008 - Nouvelles en vrac

Nouvelles en vrac

    Les éditions de Laure Lie

Parce l'âme est une pellicule sensible.
Parce que rien n'est tracé d'avance et que rien n'est plus irréversible que la mort, alors, laissons les mots peindre nos maux, ceux qui sont en dedans enfouis, loin, cachés au plus profond et que l'on n'ose regarder.
Parce que l'on juge toujours trop tôt, toujours trop vite, les petites parcelles du visible suscitant mille et une interprétations.
Parce que la vie n'est ni plus ni moins qu'une histoire de fil et de failles.
Parce que, si l'on écoute mieux, la langue se délie.
Parce si l'on y regarde de plus près, elle nous relie à d'autres histoires, faites de délicates touches de couleurs ou d'impressions tenaces, d'émotions pures, de vibrations et d'espoirs.

mardi 29 juillet 2008

Ma colline (2)

...Là-haut, sur les hauteurs, plus près du ciel, à portée des étoiles, j’ai aimé.

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lundi 28 juillet 2008

Ce matin...

Ce matin un mot est passé, a grandi. Comme germe chaque graine, chaque semence depuis que le monde est monde.

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lundi 21 juillet 2008

La troisième fenêtre en partant de la droite

CHAPITRE 25

Qu’a-t-elle déjà feuilleté ? Libération…quelques pages du Monde…Pour le reste, des résonances lui viennent à l’esprit : France Soir, La Tribune, l’Humanité…Mais ce ne sont là que des mots vains, vides de sens. Et puis il y a la presse régionale, qui peut-être aura fait plus grand cas de l’affaire.

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mercredi 16 juillet 2008

Départ

Puisque, décidément, l'être humain ne possède pas le don d'ubiquité, il n'est rien de plus sombre que l'attachement qui nous vide lorsqu'une moitié nous quitte, lorsque deux chemins ne se croisent plus.

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mercredi 9 juillet 2008

Immaculée

CHAPITRE I

On dit que les premiers souvenirs remontent à l’âge de trois ans. Pour moi, c’est faux. Ou alors j’étais en retard, ou un cas atypique… C’est peut-être pour cette raison que je suis ici, dans cette pièce éblouissante de blancheur. Les murs sont blancs, le sol et le plafond sont blancs ; le lit est blanc.

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Ma colline

Là-haut, il y a la colline.

Là-haut se trouvent mes plus belles années, au milieu des herbes folles. Au milieu d’elles, j’ai grandi.

Mon impatience, ma soif de voir et de savoir, m’ont menées très tôt là-haut, lorsque j’étais encore une petite fille. Qu’y avait-il au-dessus, derrière la colline ?

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